Savoir

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Le terme Amérindien (Indien d’Amérique) désigne les peuples aborigènes de toute l’Amérique, excepté les Inuits qui ne sont pas des Amérindiens. On ne pourra jamais établir exactement le nombre d’Amérindiens à la veille de la découverte de l’Amérique. Selon les estimations des scientifiques ils seraient passés de 100 millions (en 1492) à moins de 10 millions un siècle et demi plus tard pour remonter à 50 millions en 2010.

Il est généralement admis que les Amérindiens sont les descendants des Mongoloïdes qui, profitant de l’abaissement du niveau de la mer au moment de l’âge glaciaire, arrivèrent de Sibérie à la poursuite du gibier. Le passage d’un continent à l’autre s’est fait par terre et par mer par des migrations successives. La première aurait eu lieu il y quelques 40.000 ans. La thèse de l’origine Asiatique des amérindiens a été validée par des analyses génétiques. Si la grande majorité des ancêtres des Amérindiens est d’origine mongoloïde, il apparaît que d’autres populations d’origines diverses (caucasienne ou europoïde, négroïde ou australoïde) pouvaient y être présentes bien avant. Les peintures rupestres de la grotte de Pedra Furada dans le Parc national de Serra da Capivara au centre du Brésil démontre une activité humaine vieille de 55.000 à 60.000 ans.

La colonisation des Amériques s’est accompagnée d’un effondrement démographique (90 % en un siècle) spectaculaire et unique dans l’histoire de l’humanité. Les guerres ininterrompues et les mauvais traitements aux populations amérindiennes ont, en fait, très peu participé à cet effondrement. La principale raison de cette chute démographique est le choc microbien : les Indiens ne sont pas immunisés contre les maladies apportées par les envahisseurs blancs. Les épidémies de variole (1525, 1558, 1589), de typhus (1546), de grippe (1558), de diphtérie (1614), de rougeole (1618) ont grandement facilité l’entreprise de colonisation.

On parle beaucoup, avec quelques raisons du « génocide » des Indiens d’Amérique par les Français, les Anglais, les Espagnols et, plus tard, les Américains. Mais ce n’est pas du tout cautionné par les historiens et toujours pas avalisé par l’organisation des Nations Unies. Certes des massacres furent commis, mais ce sont bien les épidémies qui ont sonné le glas des Indiens d’Amérique. En analysant l’histoire de la disparition des populations autochtones on relève des méthodes qui sont davantage de l’ordre de l’ethnocide que du génocide. Si le terme de « génocide » définit la destruction physique des peuples, celui d’« ethnocide » décrit toute entreprise ou action conduisant à la destruction de la culture d’un peuple, à l’éradication de son identité ethnique.

En ces débuts du 20e siècle, des années après les oppressions et les pillages du colonialisme et les exactions des gouvernements, abandonnés de tous y compris par les églises, les peuples premiers d’Amérique renaissent, combattent pour leur identité et leur conscience indienne. La population va croitre rapidement et on peut espérer des temps meilleurs.

Aujourd’hui encore, spoliations, assimilations forcées, tortures, déportations, assassinats convergent vers l’anéantissement des groupes indigènes. Les causes de ces atteintes aux droits fondamentaux des populations indigènes ont pour noms : progrès, pollution, industrialisation, intégration et raison d’état.

Soucieux d’œuvrer pour le bien des premiers peuples des Amériques et dans un devoir d’information, notre page « nouvelles » vous tiendra informé des conflits dont ils ont toujours à faire face. Les articles présentés proviennent, pour la majorité, de journaux spécialisés ou d’ONG comme Amnesty International. Nous veillons à ce que ces communiqués véhiculent des renseignements qui en valent la peine et contribuent à bâtir un monde meilleur.