Mémoire

Mémoire

▶ Au seuil de l’an 2000 le directeur Général de l’UNESCO, Monsieur Federico Mayor, adressait au monde entier un message un message de fraternité et d’espérance, mais aussi des recommandations pour améliorer la vie des hommes et des femmes qui feront le 21e siècle. Il s’agissait de la première manifestation d’envergure de la célébration du passage à l’an 2.000.

Que réserve l’avenir aux peuples autochtones du monde entier et que veut dire aujourd’hui être Amérindien ?

La réponse à ces questions varie considérablement parmi les 50 millions d’autochtones répartis sur les Amériques. Une diversité considérable caractérise les quelques milliers de groupes ethniques distincts, chacun ayant une histoire, une langue, une culture, un système de gouvernance et un mode de vie qui lui est propre. Il y en a qui vivent encore de la pêche, de la chasse et de la cueillette tandis que d’autres gèrent des entreprises diversifiées ou des casinos.

Mais où qu’ils se trouvent, ces peuples autochtones se heurtent à des obstacles communs dans leur lutte pour protéger leurs terres, leurs ressources naturelles et leurs pratiques culturelles. Ce qui complique considérablement le combat dont l’enjeu est la protection de leurs droits humains et fonciers, c’est que peu de gens connaissent l’histoire ou la vie contemporaine des natifs américains.Or, en l’absence de tout contexte historique, politique, économique ou culturel, il est impossible de comprendre les questions autochtones qui se posent aujourd’hui.

 

▶ Le 28 septembre 2005, à Berne, en présence de nombreuses personnalités la « Coalition Suisse pour la diversité culturelle » a été officiellement constituée et lancée.Four Winds est un des membres fondateur de cette coalition qui réunit des organisations professionnelles de la culture et des ONG. Elle s’engage pour la sauvegarde et la protection de la diversité culturelle.

 

▶ Jusqu’aux années 70, dans les écoles et pensionnats amérindiens (des USA et du Canada) on interdisait aux enfants de parler leurs langues, ceux qui le faisait étaient punis sévèrement par leurs professeurs blancs. Dans les années 80, ils se mettent à la mode américaine et boivent du coca-cola. Un tiers essaye de garder sa culture, de parler sa langue et de conserver ses cérémonies.

A l’an 2000, les Amérindiens sont bien loin de l’image que certains veulent bien nous montrer. Ils circulent en voiture et mangent des hamburgers. Quelques uns ne s’en sortent pas trop mal, certains même font des études pour devenir enseignants, médecins ou avocats. Cependant un grand nombre n’ont toujours pas l’eau, pas d’électricité, et pas de travail. L’espérance de vie est encore inférieure de 20 ans à la moyenne américaine.

Aujourd’hui, la majorité a retrouvé sa fierté. Ils se battent toujours pour sauvegarder leurs droits et leurs terres. Par milliers les jeunes partent à la recherche de leurs traditions perdues, de leurs croyances ancestrales, de leurs rites et de leurs cultures. Ils savent qu’ils doivent retrouver leurs racines pour exister enfin.